Traînasserie dans la Vallée Sacrée

27 février 2009
Le lendemain, notre objectif est d’atteindre CUZCO. Nous arriverons à le remplir, en traînant un peu. Nous y arriverons de nuit, ce que, en général, nous refusons de faire pour éviter de chercher de nuit un bivouac ou une adresse et pour éviter une circulation plus difficile par manque ou excès d’éclairage des autres usagers de la route.
Les raisons de cette « trainerie » ou « trainasserie » (au choix de l’indulgent lecteur) sont les suivantes :

- Une route, dans la Vallée Sacrée, presque totalement urbanisée, entrecoupée de nombreux « gendarmes couchés » généralement très bien nourris. Il s’agit de dos d’âne, en vigueur il y a quelques années dans notre pays à passer au pas. Il est nommé ici « lomo de burro » (lomo = dos - burro = âne) ou quelques fois « rumpe muelle » (rumpe = casse - muelle = ressort).
[A Nice, et en patois on connait le « rumpe b….s » sorte de personnage un peu casse pieds.]
- Visites, au nord d’Urumbamba aux sites :


. De MORAY. Il s’agit de constructions dans une dépression de terrasses de cultures circulaires et concentriques réalisées par les Incas. Elles auraient servies à l’étude de la culture des plantes en fonction de leur situation, exposition, ensoleillement et irrigation pour optimiser le rendement : Une sorte d’INRA locale.


. Des SALINAS. Une source d’eau salée captée dessert par une multitude de petits canaux des centaines de bassins peu profonds où l’eau, sous l’action du soleil, en s’évaporant y laisse le précieux sel.

. Et de CHINCHERO pour y découvrir sa magnifique église et son environnement.


Il y avait une fête. Nous avons regardé. Nous y avons été invités. L’Alcade (le maire) était présent. Il est venu nous saluer, nous a présenté ses collaborateurs et les anciens du village, nous a dit son admiration pour la France et son désir de trouver un jumelage avec une petite commune française. Difficile de partir vite…

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