Les condors du Canyon de Colca

18 février 2009

Les 16 et 17 février, nous quittons AREQUIPA pour le « Canyon de COLCA » . Un minibus, avec d’autres touristes, nous y conduit à travers l’altiplano, assure le passage du col de PATAPAMPA à 4.910 m. où il neige. Nous ne bénéficierons pas de la vue sur les volcans qui l’entourent, et nous descendons jusqu’au bourg de CHIVAY.
Pour nous permettre de combattre le « borroche » (mal des montagnes), la jeune guide qui nous accompagne nous distribuent des feuilles de coca à mâchonner. C’est pas très bon : un goût d’herbe.. mais semble être efficace. D’ailleurs, par la suite, nous prendrons en altitude des tisanes de ces feuilles vendues sous forme de sachets.


A CHIVAY, nous nous installons dans un hôtel très simple mais confortable, avant d’aller aux thermes prendre un bain d’eaux chaudes soufrées. L’eau à 38° nous réchauffent sous la pluie un peu froide.
Avant le diner organisé avec musique et danses locales, nous découvrons, sous la pluie, cette petite ville : son marché, sa « Plaza d’Armas, et son église. Au dîner, bonne ambiance, mais un peu trop « touriste » à notre goût.

Le lendemain, le minibus nous conduit dans cette vallée puis le canyon de Colca jusqu’au lieu connu sous le nom de la Croix du Condor, avant que la piste devenant moins praticable, ne s’enfonce plus profondément dans la gorge. Magnifique vallée vue au soleil levant aux cultures étagées sur des terrasses construites depuis les époques pré-incas. Il fait beau. Nous sommes tous émerveillés.

Le point d’orgue est la Croix du Condor.
Ces grands oiseaux y ont leur habitudes en raison des courants ascendants, mais le brouillard monte et ils ne seront pas au rendez-vous. On en apercevra quand même deux, haut dans le ciel, après que tous les péruviens présents aient crié : « condor - condor » !!
Il s’agit pour eux un « oiseau-dieu ». Il figure sur le drapeau national et les armoiries du pays. Je me permettrais d’avancer que cet oiseau, compte-tenu de sa taille (plus de trois mètres d’envergure) et de son art du vol plané est plus représentatif que notre « coq » national.
Nous effectuons notre retour à AREQUIPA, sous la pluie. Nous regretterons un peu de ne pas nous y être rendu avec nos véhicules pour avoir notre liberté d’emploi du temps. Nous aurions sans doute passé une nuit dans cette magnifique vallée.
Le lendemain, nous restons à AREQUIPA pour y flâner et faire les courses indispensables à notre vie quotidienne.
Ce premier contact avec le PEROU nous emballe, malgré les craintes que l’on peut avoir à la lecture des guides et du site français du Ministère des Affaires Etrangères à la rubrique « Conseils aux voyageurs ».

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