Iquique, au pays du nitrate

9 février 2009
Après une nuit très calme, toujours cette « panam » en plein désert avec de part et d’autre, beaucoup des mines de nitrate et de villages abandonnés.
Cette matière première qui a fait, en son temps, la fortune du Chili a perdu dans les années 1950 sa raison d’être lorsqu’en Europe, les engrais chimiques issus du pétrole ont été mis au point. Ce fût alors une catastrophe économique pour cette région.
Nous ferons ce jour là deux petits détours :
- l’un vers l’ouest pour admirer des géoglyphes dessinés sur les parois des collines et dont la signification est mystérieuse : la plus connue est celle d’indications données dans ce désert pour se diriger.

- puis l’autre vers l’est, pour aller déjeuner dans les oasis de MANTILLA et PICA. C’est dimanche, un restaurant familial (la patronne aux fourneaux, le père à la réception et les filles au service) nous servira la spécialité locale « le pastel de choca » : viande hachée de bœuf ou de poulet cuit avec des oignons, des raisins secs et du sucre, le tout recouvert de polenta et gratiné,… un peu trop sucré pour nos palais, mais ça tient au ventre !!!!

Avant de rejoindre IQUIQUE, nous visiterons la petite ville minière d’HUMBERSTONE abandonnée depuis les années 1960 pour cause de crise du nitrate. Tout est resté dans son jus, place centrale, église, théâtre et cinéma, école, piscine, maisons des cadres, des ouvriers, marché, mais tout est vide. Très émouvant, beaucoup de familles ont dû souffrir...

IQUIQUE sera le terme de notre étape. Cette ville coincée entre mer et montagne, envahie par une immense dune de sable est rejointe par une descente très rapide d’environ 600 m sur un très petit nombre de kilomètres.
Elle fût très riche au temps du nitrate et devient la principale cité balnéaire du pays, aidée en cela par des casinos et une immense zone franche commerciale où l’on trouve « hors taxes » tout ce que l’on souhaite. Elle a su conserver et entretenir son quartier des riches demeures du temps de sa splendeur autour de la rue Baquedano
Le bord de mer et un de ses parcs de stationnement seront notre base pour notre séjour. Deux pauvres hommes, dormant sur la plage et vivant à la cloche, seront ravis d’assurer à notre demande la garde de nos véhicules et de les laver contre quelques pesos.
Nous y rencontrerons une dame promenant son chien parlant un français impeccable. Journaliste retraitée de la télévision chilienne et péruvienne, elle a acquis la nationalité française par son mariage avec un diplomate. Elle nous invitera à son domicile à prendre un goûter.
Ce fût une rencontre très agréable et nous ne l’oublierons pas.


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