La route qui rejoint ces parcs est droite, droite (près de 40 km d’un seul jet) dans un désert d’épineux et de cactus avec quelques animaux esseulés. Nous y verrons quelques cadavres de bovins bousculés par des camions. Un de ces camions arrêté a une drôle d’allure. …
Commençant par le Parc d’ISCHIGUALASTO qui nous a un peu déçus, nous avons failli éviter celui de TALAMPAYA, ce qui aurait été une erreur.
Le premier comprend un circuit d’une quarantaine de kilomètres que chacun effectue dans son véhicule ou en minibus de tourisme, mais en convoi, avec des arrêts aux sites, dont une très belle vallée rose et grise et un curieux « jeu de boules », formé par des rejets de volcans et découvert par l’érosion éolienne. Fatigués de rouler vite dans la poussière des autres, nous nous sommes laissés distancer en fin de parcours le long d’une falaise rouge et nous avons pu y admirer, seuls, le vol de condors.
Les nuits ont été passées à l’entrée de ces parcs : pas d’ombre, un peu chaudes et ventées.
Nous quittons ce parc au cours de l’après-midi par la « Ruta 40 » en passant par Villa Union et San José de Jachal. Ces gros bourgs où nous voulions faire quelques achats de nourriture sont « morts » à l’heure où nous les traversons. La route est monotone et désertique. Elle suit une immense vallée sur le flanc d’une montagne. Tous les torrents la traversent par des « baden », sorte de passages à gué bétonné, heureusement sans eau lors de notre passage. Les jours d’orages, ce doit plus difficile ou même impossible.
A HUACO, la route monte rapidement pour passer un col et filer dans une vallée parallèle vers Mendoza. Le soleil commence à rougeoyer. Au col, un parking avec belle vue est aménagé. On s’y arrête. La fraîcheur arrive. Nous passons une bonne soirée de bavardage en contemplant le paysage et la lune se lever.
La nuit sera excellente et très calme.
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