Les parcs d'Ichigualasto et de Talampaya

8 avril 2009
Les journées des 6, 7 et 8 avril sont consacrées à la visite de deux parcs : l’un régional d’ISCHIGUALASTO et l’autre national de TALAMPAYA. Ils sont à une centaine de kilomètres de distance l’un de l’autre. Nous nous y rendons en passant par LA RIOJA, où nous faisons une petite escale technique de change de monnaie. C’est un début de mois, et les queues dans les banques, déjà importantes en tant normal, sont impressionnantes et débordent dans la rue. L’explication qui nous est donnée est la suivante : depuis la catastrophe financière survenue dans ce pays en 2001 (les banques ont été dans l’impossibilité de rembourser les fonds des dépositaires) chacun, dès le salaire viré, vient retirer ses avoirs en espèces.

La route qui rejoint ces parcs est droite, droite (près de 40 km d’un seul jet) dans un désert d’épineux et de cactus avec quelques animaux esseulés. Nous y verrons quelques cadavres de bovins bousculés par des camions. Un de ces camions arrêté a une drôle d’allure. …
Commençant par le Parc d’ISCHIGUALASTO qui nous a un peu déçus, nous avons failli éviter celui de TALAMPAYA, ce qui aurait été une erreur.
Le premier comprend un circuit d’une quarantaine de kilomètres que chacun effectue dans son véhicule ou en minibus de tourisme, mais en convoi, avec des arrêts aux sites, dont une très belle vallée rose et grise et un curieux « jeu de boules », formé par des rejets de volcans et découvert par l’érosion éolienne. Fatigués de rouler vite dans la poussière des autres, nous nous sommes laissés distancer en fin de parcours le long d’une falaise rouge et nous avons pu y admirer, seuls, le vol de condors.



Le second, plus important et plus long, se fait uniquement en minibus avec un guide et arrêts à volontés. Il consiste principalement à remonter un long et haut canyon pour se terminer à la source du rio qui le parcourt. L’eau qui sourd se perd vite. Nous aurons aussi une très belle vue sur les neiges du Mont Famatima culminant à plus de 6.000 m.
Les nuits ont été passées à l’entrée de ces parcs : pas d’ombre, un peu chaudes et ventées.


Nous quittons ce parc au cours de l’après-midi par la « Ruta 40 » en passant par Villa Union et San José de Jachal. Ces gros bourgs où nous voulions faire quelques achats de nourriture sont « morts » à l’heure où nous les traversons. La route est monotone et désertique. Elle suit une immense vallée sur le flanc d’une montagne. Tous les torrents la traversent par des « baden », sorte de passages à gué bétonné, heureusement sans eau lors de notre passage. Les jours d’orages, ce doit plus difficile ou même impossible.
A HUACO, la route monte rapidement pour passer un col et filer dans une vallée parallèle vers Mendoza. Le soleil commence à rougeoyer. Au col, un parking avec belle vue est aménagé. On s’y arrête. La fraîcheur arrive. Nous passons une bonne soirée de bavardage en contemplant le paysage et la lune se lever.
La nuit sera excellente et très calme.

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