Retour vers l'Argentine

20 mars 2009
Le lendemain matin, la police nous réveille et nous demande de changer de place : il y a un défilé militaire, avec fanfare, discours et lever des couleurs. Nous quittons rapidement pour la rue voisine.
En fait, nous comprenons qu’il s’agit d’une répétition préalable à un vrai défilé : il y a des progrès et mise au point à faire : la marche au pas laisse à désirer et les « couacs » de la fanfare sont légion !!! Curieusement, l’armée y défile au « pas de l’oie »... Les habitants passent et ne s’arrêtent pas : on ne doit pas beaucoup aimer l’armée ici.
Le plein de carburant est fait à la sortie de la ville. La préposée nous sert, l’air inquiet, en jetant des regards de tous côtés. Nous payons et elle nous explique qu’elle n’aurait pas dû nous servir, en raison de nos immatriculations étrangères : une station service au prix triple est affectée spécialement, mais un chiffre d’affaires reste un chiffre d’affaires et nous devons oublier où nous avons fait notre plein… C’est entendu. Personne ne nous interrogera d’ailleurs.
La piste reprend et la pluie aussi. La boue devient de plus en plus présente. Les camions patinent dans les montées.
A midi, la pluie redouble, les ruisseaux envahissent la piste. Nous décidons de ne pas nous arrêter. Des camions s’embourbent et glissent dans les fossés. Nous arrivons à les doubler et les croiser.
A 14 heures, VILLAZON est là, l’asphalte est revenu.

Déjeuner et nous allons au bout de la ville pour passer le frontière. Il y a un monde fou, surtout à pied. Les fonctionnaires de police et des douanes sont lents.. et entre deux « clients » joue avec leur ordinateur.
Patience… Les véhicules seront reniflés par les chiens « anti-drogue » des douanes argentines.
La Bolivie, productrice de coca, n’a pas bonne réputation.
Bref, la nuit sera tombée lorsque nous entrons en Argentine, en avançant nos montres d’une heure.
Côté Argentin, nous sommes à LA QUACIA. Une grande station service sera notre bivouac.

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