La Paz, la plus haute capitale du monde

11 mars 2009

Après cette visite, sur la route en plein Altiplano, nous filons vers LA PAZ, capitale économique de ce pays, et là c’est un grand choc.



Sur ce plateau à plus de 4.000 mètres d’altitude, on circule sur une route toute droite, avec au loin sur la gauche nuages et cimes enneigées des Andes, puis on pénètre dans une banlieue et tout à coup…. On plonge dans une grande vallée en V qui descend rapidement. Au milieu de cette vallée, le vieux centre et les grands immeubles, et sur les flancs avec des pentes démentielles les quartiers pauvres, et au plus loin de la vallée, à 3.200/3500 m, les beaux quartiers plus agréables et moins gênés par l’altitude.


La traversée de la ville est difficile, beaucoup de circulation dans des rues étroites, envahies de « collectivos » fumant « noir ». Le lieu de bivouac que nous avait donné un précédent voyageur a été supprimé et un immeuble est un cours de construction.. On trouvera dans les « bas-quartiers » (expression à prendre ici à contre-sens..) le jardin d’un hôtel tenu par un suisse qui pourra nous accueillir.
On y retrouvera la famille franco-américaine, et une autre famille française avec trois enfants, celle d’Adrien et Sophie DUVILLARD de Megève (ancien membre de l’équipe de France de ski et fils - ou neveu - d’Henri DUVILLARD contemporain des Killy et sœurs Goitchel).
Très bonne ambiance…


Nous découvrirons un monde exceptionnel à LA PAZ. Les quartiers hauts avec leurs vues magnifiques, les quartiers du centre avec les vieilles maisons coloniales, dont quelques-unes transformées en musées dont un splendide sur tous les instruments de musique des pays latino-américains, (dont une guitare à 5 branches…) et un consacré à la coca, et les magasins du centre, tout cela au milieu d’une circulation démente de bus, minibus et « collectivos ».


A cette altitude, tous les véhicules diesel fument noirs (les nôtres y compris) en raison d’un air raréfié en oxygène. Dans cette grande ville, comme dans beaucoup de celles d’Amérique du Sud, les transports en commun ne sont pas assurés par un service public, mais par des « collectivos ». Ce sont des taxis-minibus privés de 15 à 20 places, desservant une ligne régulière, souvent antédiluviens, qui s’arrêtent à la demande. Un chauffeur essaie de conduire le plus vite possible et de doubler son confrère et concurrent pour lui souffler le client et un encaisseur-hurleur est chargé d’ouvrir et de fermer la porte, d’entasser les transportés, d’encaisser le prix et de hurler par la portière la destination et les arrêts… Jusque-là, tout est sympathique, mais le dégagement de la fumée noire du diesel n’a rien à voir avec l’air pur des cimes que l’on est en droit d’attendre à 4.000 m. Nos nez et gorges d’Européens en souffrent, d’autant plus que nos cages thoraciques fonctionnent plus rapidement pour compenser le manque d’oxygène..



Nous passerons encore une matinée, dans cette immense capitale, la plus haute du monde.
Des tisanes de « coca » nous aiderons à mieux dormir à cette altitude, mais nos voies aériennes sont douloureuses..

Nous quitterons cette ville, en prenant une route qui nous évitera de remonter toute cette ville dans cette circulation. Elle s’avérera être une piste en travaux assez raide et en construction. Un caillou un peu pointu éclatera un des mes pneus… Changer une roue sur ce chemin malaisé à une altitude de plus de 4.000 mètres a été une opération éprouvante pour Gérard et moi., mais nous y sommes parvenus.
Le soir, nous étions sur la place d’une petite cité, au pied d’un clocher. La radio locale de CARACOLLO est venue nous interviewer..
Nous sommes le 11 mars.

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