Les mines d'argent de Potosi

13 mars 2009
Le lendemain, nous irons nous baigner dans la laguna qui alimente ces thermes : l’OJO DEL INCA.

Il s’agit du cratère d’un volcan empli d’eaux sulfureuses et chauffées par géothermie. Son déversoir alimente les thermes du village. L’eau est à 35° et atteint 40° au centre de la « laguna ».

A midi, nous voilà à POTOSI, à 4.100 m d’altitude, ville dominée par le Cerro Rico (Mont Riche). Une montagne d’argent qui a fait la richesse de ce pays, percée de toutes parts de galeries profondes. Aujourd‘hui, pratiquement épuisée la mine est exploitée maintenant que par de petites coopératives de mineurs qui risquent quotidiennement leur vie pour un maigre butin. Ces richesses ont été produites au XVIIème siècle. D’après certains historiens, repris par les guides, l’inflation en Europe à cette période a un lien avec la production d’argent à Potosi….
Cervantès fait dire à Don Quichotte « Vale un Potosi », expression d’un bien inestimable…


Nous aurons des difficultés dans cette ville pentue et très polluée comme à LA PAZ par les « collectivos » à trouver un stationnement. La cour d’une maison servant de parking finira par faire notre bonheur.

Nous arpenterons le lendemain cette belle ville et visiterons la « Casa de la Moneda ». Là étaient frappées les pièces d’argent servant de monnaie jusqu’au début du XXème siècle. Nous apprendrons, par notre guide francophone comment est né le sigle Dollar US : un S barré verticalement de deux traits.
[Au XVIIIème siècle : la monnaie frappée à POTOSI comportait sur le côté pile deux colonnes auxquelles étaient suspendues une bannière flottant au vent en forme de S. Les américains du nord utilisèrent cette frappe pour désigner leur monnaie : le S pour les bannières et les deux traits pour les colonnes. Du coup, les pesos sud-américains (Argentine, Pérou, Chili) ont adopté ce même sigle mais avec un seul trait vertical. Par contre la monnaie de la Bolivie (ancien Haut Pérou) ne nomme « boliviano », bol dans le langage courant...]
Nous avouons que, par claustrophobie, la traditionnelle visite des mines n’a pas eu de succès dans notre groupe…

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