Antofagasta et la mine de cuivre de Chuquicamata

31 janvier 2009
ANTOFAGASTA, coincée entre l’océan et le plateau du désert est la deuxième ville du Chili. C’est un port immense pour l’expédition des minerais et notamment celui du cuivre et constitue le débouché maritime de la Bolivie, perdante de la guerre du Pacifique au début du XXème siècle. Elle est peu fréquentée par les touristes. On y voit de très belles maisons victoriennes et des bâtiments d’influence britannique, restes de la riche époque des nitrates. Une réplique de « Big Ben » trône sur la place centrale qui, pour une fois, ne porte pas le nom de « Plaza de Armas » aussi courante ici que « Place Général de Gaulle » chez nous…
Nous nous y promènerons pendant la matinée et y ferons des courses pour notre quotidien.
Dans l’après midi, toujours dans ce même désert, nous abattons les 225 km qui nous séparent de CALAMA au pied de la cordillère. C’est la ville du cuivre : même la flèche de la cathédrale est façonnée dans ce métal. Elle jouxte la plus grande mine à ciel ouvert du monde : CHUQUICAMATA : un trou de 850 mètres de profondeur, de 4,5 km sur 3,5 km, d’où remontent en spirale sur ses flancs de monstrueux camions de 100 tonnes aux pneus de 3 mètres de haut, chargés de minerais. Au dessus de ce trou, une poussière permanente, autour des usines de traitement et des terrils plus hauts que les montagnes alentour. Tout est démesuré. Le Chili est le plus gros producteur de cuivre du monde : 630.000 tonnes entre cette mine et celle de Mina Escondida près d’ANTOFAGASTA. Le tout est actuellement exploité par une entreprise d’Etat.
Nous n’avons pas pu la visiter : les rendez-vous sont donnés à huitaine…

Aucun commentaire: