
Après ce détour, revenant sur nos pas, nous retrouvons la Ruta 40, tantôt goudronnée, tantôt en ripio, tantôt en travaux avec de très mauvaises déviations. Nous gagnons ainsi en deux jours, toujours dans ce désert de steppes, la petite ville d’
ESQUEL.
Deux incidents mineurs marqueront ces journées de « ripio » :
Pour Gérard et Gisèle MULATON, une ouverture intempestive du coffre de leur camping-car, causée par les cahots de la route laissant échapper leurs tables et fauteuils de camping…
Et pour Micheline et moi, plus banalement par une crevaison, réparée au village suivant chez le « gomista » dont la fortune, toute relative, provient du ripio. Il en a, avec un grand sourire, convenu…

ESQUEL, toute proche de la steppe, est une ville de montagne d’été et d’hiver. Elle est aussi le point de départ de grandes randonnées dans le Parc National « Los Alerces ». Alerce est le nom local d’un immense conifère parent du séquoia. Il est aussi âgé, immense en hauteur et en circonférence que son cousin d’Amérique du Nord.
Cette ville était aussi le terminus d’un train à vapeur qui la reliait à la côte atlantique jusque dans les années 60. Comme partout la ligne a été fermée. Seuls les derniers kilomètres de voie étroite, deux vieilles machines et quelques wagons de voyageurs sont restés en service pour la joie et le bonheur des touristes et des édiles de la commune. Ce petit train se nomme «
La Trochita ».


Nous y faisons une très agréable promenade, malgré un temps un peu gris et venteux. Au terme du parcours, en territoire «
mapuche » (nom des indiens qui peuplaient ces régions avant l’arrivée des conquistadores) nous visitons un très petit, joli musée sur la vie de ce peuple.
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