Les pingouins de Dos Bahias

2 décembre 2008
Nous sommes le 2 décembre. Notre petit-fils Maxence a aujourd’hui 4 ans. Nous pensons très fort à lui
Nous continuons la Ruta 3 toujours aussi droite et monotone. Nous la quittons 180 km après pour prendre celle de Camarones et Dos Bahias. Il y est implanté, au bout d’une piste, une réserve de pingouins un peu à l’écart des autocars de touristes.






Nous allons passer un long moment au milieu de ces drôles d’oiseaux. La colonie est très nombreuse : plusieurs milliers. Un chemin aménagé au milieu d’eux nous permet de les côtoyer. Eux-mêmes supportent très placidement notre présence.
Nous nous déplaçons au milieu des nids creusés sous les buissons. Nous sommes en pleine période d’éclosion des œufs. Certains sont encore couvés, d’autres ont éclos et les petits sont nés. Couverts de duvet gris, ils sont à l’abri sous ou contre leurs parents.
Nous avons assisté à des scènes, les unes tristes, les autres cocasses.
La triste : Un oiseau prédateur, un labbe, survole sans arrêt les nids. Un pingouin, sans doute un peu négligent abandonne un instant son nid. Le labbe se précipite, entre dans le nid et un ressort emportant un œuf dans son bec. Quelques mètres plus loin, il le casse et se délecte de son contenu…
La cocasse : Deux pingouins ont une prise de bec (c’est le cas de le dire…) sérieuse : sans doute un problème de voisinage ou une affaire de cœur. Le moins fort finit par s’enfuir… l’autre le poursuit et dans sa course, en buttant sur une pierre, chute lourdement. Vite redressé, sur ces deux courtes pattes, il poursuit et s’en prend violemment à un coreligionnaire qui lui tourne le dos et qui est totalement étranger au litige, le belligérant fuyard ayant disparu dans la foule de ses semblables…
Nous passons de longues heures à observer et souvent à rire de leur démarche hésitante ou de leur posture.











Une petite baie proche, la Caleta Sara, dotée d’un petit restaurant sera un bivouac parfait. Le personnage unique, à la fois patron, cuisinier, serveur, du restaurant nous concoctera un bon repas. En raison, sans doute, de notre nationalité, il est fier de nous indiquer que l’estancia que nous avons traversée en partie, et dont nous avons vu la maison est la propriété d’un certain Florent Pagny.



Une nuit, un peu ventée, mais quel spectacle au réveil, seuls, dans ce paysage aux roches rouges, sur les bords d’une petite calanque. La côte de l’Estérel devait y ressemblait quelques siècles auparavant.

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