Le long des routes d’Argentine, se trouvent des oratoires ornés de drapeaux rouges et chargés d’offrandes.Ils rendent hommage à un gaucho Antonio Gil, surnommé « El Gauchito », sorte de Robin des Bois.
Né en 1847, gaucho de métier, engagé dans l’armée pour fuir un policier dont il avait séduit l’épouse, puis déserteur, voleur du bétail de riches propriétaires pour le distribuer aux pauvres villageois.
Rattrapé par la justice, il fut pendu par les pieds avant d’être décapité.La légende indique que juste avant son exécution, il annonça à son bourreau que son fils était gravement malade et que s’il l’enterrait, contrairement au sort réservé aux condamnés à mort, son enfant guérirait.
Son œuvre accomplie, le bourreau, trouvant à son retour son enfant malade, retourna enterrer le corps de l’exécuté et l’enfant guérit.
Depuis, il a qualité de « saint » auprès des Argentins, et pour s’assurer d’une « bonne route », la tradition veut que l’on s’arrête quelques instants à un de ses oratoires, en y laissant une petite offrande, ou bien que l’on klaxonne en passant devant.
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